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Reporters

Six candidats parmi les douze qui ont déposé leurs dossiers de candidature pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain ont été retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit du chef de l’Etat sortant et candidat à sa propre succession, Abdelaziz Bouteflika, de l’ancien chef de gouvernement et candidat à la présidentielle de 2004, Ali Benflis, du numéro 1 du Parti des travailleurs et candidate également à la présidentielle de 2004, Louisa Hanoune, du leader du FNA, Moussa Touati, et du dirigeant du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, qui était également en course il y a dix ans, et enfin Belaïd Abdelaziz plus jeune candidat. En précisant qu’il s’était réuni du 10 au 13 mars 2014, «à l’expiration du délai légal de dépôt des dossiers de candidature fixé au mardi 4 mars 2014 à minuit», le Conseil a affirmé dans son communiqué rendu public jeudi dernier qu’il a fait également « appel à des magistrats et à des conseillers auprès de la Cour suprême et du Conseil d’Etat pour l’assister dans la vérification de la validité des souscriptions de signatures ». Son président, Mourad Medelci, a par ailleurs souligné que d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour sélectionner des candidats, notamment en raison du fait que « certains » ont « accompagné leurs dossiers de candidature de formulaires de souscriptions de signatures d’électeurs ou d’élus, ou des deux à la fois ». Les six dossiers de candidature rejetés, a-t-il expliqué, l’ont été pour non-conformité aux « conditions requises », notamment par « l’article 73 de la Constitution et l’article 139 » de la loi électorale. L’article 73 de la loi fondamentale algérienne, doit-on le rappeler, fixe les conditions d’éligibilité à la présidence de la République et contient entre autres dispositions la nécessité de « jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine » ; « d’être de confession musulmane » ; « d’attester de la nationalité algérienne du conjoint » ; de « justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 » ; et de « justifier de la non-implication des parents du candidat né après juillet 1942 dans des actes hostiles à la Révolution du 1er Novembre 1954 ». Générations et profils différents L’article 139 du Code électoral précise, pour sa part, les pièces que chaque candidat à la candidature doit présenter dans le dossier destiné à la délibération du Conseil constitutionnel. Parmi elles, il est mentionné l’obligation d’une « liste comportant au moins six cents signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties au moins à travers 25 wilayas. Soit d’une « liste comportant soixante mille (60 000) signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale », recueillies à travers au moins 25 wilayas. « Le nombre minimal des signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1500 », est-il précisé. Dans son rendu officiel, le Conseil constitutionnel n’a pas donné de détails sur les « motivations » de rejet des six autres dossiers de candidature que ses services ont eu à examiner, se contentant simplement de rappeler que son verdit a été dicté par les articles cités de la Constitution et du Code électoral dans sa dernière version du 12 janvier 2012. Un point sans doute pour lequel l’ex-candidat à la candidature Ali Benouari, dont le dossier a été rejeté, a réagi en déclarant que son exclusion de la course à l’élection présidentielle obéit à des motifs peu sérieux (lire compte rendu de sa déclaration). M. Benouari, qui a été le seul parmi les « recalés » à réagir, fait rappeler qu’il était la dernière personnalité politique en course pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain à se réclamer sans complexe d’un projet économique libéral et d’un système économique de marché. Il renvoie au passage aux candidats retenus et à la représentation qu’ils fournissent en termes de profils et de programmes : de vieux routiers de la politique pour la plupart et même pour le nouveau venu dans le « casting » de l’élection présidentielle et le plus jeune d’entre eux, Abdelaziz Belaïd. Des profils militants différents s’expliquant par leur appartenance à des générations différentes : guerre de libération pour le chef de l’Etat sortant ; grand militant du FLN et grand commis de l’Etat pour Ali Benflis ; lutte pour les droits politiques et syndicaux durant le parti unique et après pour Louisa Hanoune et Ali-Fewzi Rebaine ; un produit tardif de l’ouverture politique depuis février 1989 : Moussa Touati et le FNA, parti qu’il a créé en 1999. Abdelaziz Belaïd, plus jeune candidat a milité, entre autres, dans l'Union nationale des étudiants algérien. <

Six candidats parmi les douze qui ont déposé leurs dossiers de candidature pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain ont été retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit du chef de l’Etat sortant et candidat à sa propre succession, Abdelaziz Boutefl ika, de l’ancien chef de gouvernement et candidat à la présidentielle de 2004, Ali Benfl is, du numéro 1 du Parti des travailleurs et candidate également à la présidentielle de 2004, Louisa Hanoune, du leader du FNA, Moussa Touati et du dirigeant du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, qui était également en course il y a dix ans, et enfi n Belaïd Abdelaziz plus jeune candidat. Ces personnalités vont mener campagne dans un contexte inédit et marqué par des appels au boycott.
ghrdayaDécidément, Ghardaïa n’est pas près de sortir de la zone de turbulences. Il a suffi que l’imposant dispositif sécuritaire soit quelque peu allégé pour que de nouveaux affrontements éclatent entre groupes de jeunes mercredi soir au niveau de plusieurs endroits de la wilaya et qui se sont poursuivis jeudi et vendredi.A la tombéede la nuit, des groupes de jeunes se sont aff rontés en se jetant des pierres et des cocktails Molotov dans les quartiers de Hadj-Messaoud et Melika. Déployées en grand nombre, les forces antiémeute de la police, appuyées par des unités de la gendarmerie, ont été  mobilisées  pour  faire  cesser  les heurts et sécuriser les diff érents quartiers de Ghardaïa. Les forces de l’ordre  ont  dû  utiliser  des  grenades  lacrymogènes pour faire cesser les affrontements  dans  les  quartiers  de Hadj-Messaoud et Melika, avant que les  heurts  ne  s’étendent  à  d’autres quartiers, notamment le carrefour de Merakchi et la limite administrative entre  la  commune  de  Ghardaïa  et Bounoura, où des échauff ourées sporadiques sont observées. Deux locaux situés à Hadj-Messaoud ont été vandalisés avant d’être incendiés. Selon des sources locales de Berriane jointes  hier  par  téléphone,  «  pas  moins d’une  cinquantaine  de  locaux  entre habitations  et  commerces  ont  été vandalisés et incendiés de mercredi à eudi dans la ville de Ghardaïa, dans de  nouvelles  échauff ourées  entre groupes de jeunes. Ces violences, qui n’ont  pas  fait  de  morts,  ont  cependant  causé  des  dizaines  de  blessés légers  ».  Notre  source  ajoute  que« ces aff rontements ont éclaté dans la soirée de mercredi entre des groupes de  jeunes  des  quartiers  Hadj-Messaoud et Ksar Melika, avant de s’étendre  aux  quartiers  Sidi  Abbaz,  aux carrefours de Bounoura et Merakchi et  à  Theniet  El  Makhzen,  et  par  la suite  à  Salem-Ouaissa  ».  L’intervention  des  sapeurs-pompiers  a  permis de circonscrire les fl ammes et d’empêcher  qu’elles  ne  s’étendent,  sous l’eff et du vent, à d’autres magasins et habitations de ces quartiers populaires  de  Ghardaïa.  Ces  violences  ont été émaillées par des jets de cocktails Molotov et divers projectiles, lancés à partir des terrasses des maisons par ces  jeunes  qui  s’accusent  mutuellement  d’être  responsables  de  ces  affrontements  déclenchés  sans  raison apparente.Du mobilier urbain, des murs de cimetières et des véhicules ont été également visés par ces actes de vandalisme,  commis  par  des  groupes  de jeunes non identifi és, selon le témoignage de cheikh Balhaj Naceredinne, un élu local de Berriane et acteur très actif de la vie associative locale. « Le mur du cimetière de Ami-Saïd a encore été détruit hier après avoir été reconstruit récemment par l’APC de Ghardaïa. » Selon une source hospitalière, quelque 20 blessés par jets de pierres ont reçu des soins à l’hôpital de Ghardaïa. Plusieurs magasins ont baissé rideau de peur d’agressions et d’actes de vandalisme et de pillage.Fin décembre, de violentes émeutes avaient déjà secoué la ville de Ghardaïa avant de connaître une période d’accalmie.  Certains  quartiers  de  la ville  ont  connu,  durant  les  mois  de janvier  et  février  derniers,  des échauff ourées et heurts sporadiques entre des groupes de jeunes. Ces évènements ont été marqués par des actes de vandalisme, de pillage et d’incendie  de  locaux  commerciaux  et d’habitations. Un important dispositif des forces antiémeute de la police, appuyées  par  des  unités  d’intervention  de  la  gendarmerie,  a  été  redéployé dans les diff érents « quartiers chauds » de la ville pour faire cesser les heurts et ramener le calme et la quiétude dans la région. Ces dernières  ont  fait  usage  de  bombes  lacrymogènes  pour  disperser  les  antagonistes.
L’ancien Premier ministre et désormais directeur de campagne de Abdelaziz Boutefl ika a procédé hier à l’installation de ses grands assistants au niveau des wilayas. Ces directeurs de campagne régionaux devront assumer la charge d’organiser et d’animer les meetings et autres manifestations destinés à défendre leur candidat, ainsi que son programme. La cérémonie s’est déroulée, hier à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj, dans une salle comble. Lors de cette courte réunion, M. Sellal a fait une allocution d’ouverture où il a promis une «campagne propre», axée sur un «programme», ainsi que des propositions dans une élection qu’il a présentée comme «ouverte» et «transparente». Après cette courte intervention au cours de laquelle il a appelé à une campagne loyalement disputée et un scrutin régulier, le directeur de campagne du chef de l’Etat sortant a présidé une séance de travail à huis clos.Peu avant dans l’après-midi, et à Zéralda, le leader du MPA, Amara Benyounes, a lui aussi présidé une rencontre du «Big-meeting» de partisans de Boutefl ika prévu aujourd’hui. Devant des responsables et des élus du parti, il appelé les électeurs à «voter massivement» et indiqué que lui et son parti vont axer leur campagne sur deux axes : le «bilan» du chef de l’Etat sortant et son «programme» qui contiendra, selon lui, des réponses aux questions et aux besoins à court et moyen terme. M. Benyounes, qui a, lui aussi, parlé de «campagne propre », a estimé qu’« elle ne sera pas facile» et qu’elle demandera de l’eff ort et de l’énergie. Aux partisans du boycott, il a estimé que «c’est de leur droit d’exprimer leur point de vue », mais en faisant attention aux dérapages et en évitant le recours à la rue. Pour sa part, Taj d’Amar Ghoul, lors de sa deuxième rencontre avec les directeurs des permanences de wilayas, a indiqué que sa formation politique appelle les candidats à œuvrer pour « la mobilisation générale » des électeurs pour les convaincre de leurs programmes en évitant les attaques personnelles et la diff amation. «Il faut élever le nive de la compétition à la hauteur du poste de président de la République», a-til ajouté, d'où, a-t-il dit «la nécessité d'œuvrer dans le cadre du respect de la morale politique et des choix d'autrui». Son président, M. Ghoul, a fustigé les partisans de « l'arrêt du processus électoral », soulignant que «l'Algérie poursuivra ce processus, étant loin d'une crise nécessitant une étape transitoire ».24 HEURESAU PAYSsamedi 15 mars 2014
fme Combattantes, mais victimes, indispensables, mais écartées, les femmes incarnent incontestablement des composantes clés dans les processus postrévolutionnaires. Aujourd’hui, en Tunisie, en Libye et en Egypte, elles se battent à la fois pour leurs droits, mais aussi pour la nation tout entière.Dans la majorité des conflits armés contemporains, les femmes ont toujours su jouer un rôle déterminant, tant au niveau politique, social qu’économique. Dans le Monde arabe, aux premières lueurs des révolutions, elles ont pris part aux différents combats, que ce soit en Libye, en Egypte, en Syrie, en Tunisie, ou encore au Yémen.  Les femmes, ces combattantes, font aussi partie de ces personnes vulnérables, exposées aux pires atrocités pendant ces conflits armés. La violation de leurs corps est une arme de guerre redoutable et une méthode de torture trop souvent utilisée. Mais ici, ce n’est pas de femmes-objets, ou de femmes-victimes dont il faut parler. Car au-delà de ces vulnérabilités spécifiques liées au genre, et même si une tendance générale tend à les enfermer dans un rôle passif, les femmes sont aussi des actrices de leur histoire, des participantes actives aux processus de reconstruction postrévolutionnaires.  Certes, dans les trois pays en pleine reconstruction postrévolutionnaire, le poids des représentations sexospécifiques pèse lourdement encore aujourd’hui et cantonne les personnes dans des rôles bien définis par les normes sociales en fonction des genres. Pourtant, il est nécessaire de traiter la question des femmes sous un autre angle, car ces dernières incarnent incontestablement des composantes clés dans les processus de réconciliation et de reconstruction étatique et sociale. Dès lors, qui sont ces femmes et sur la base de quelles structures se sont-elles fédérées en Tunisie, en Egypte et en Libye ? Quelles actions mènent-elles sur la scène publique ? Quels sont les obstacles qui entravent leurs missions et ont-elles réellement acquis un poids dans les nouvelles structures décisionnaires ?   UN ACTIVISME AUX MULTIPLES VISAGES Les révolutions ont contribué à l’émergence au sein des sociétés civiles d’une multitude d’ONG, d’associations, de forums, aux missions variées et visant différentes catégories de la population. Et les femmes ne sont pas en reste, car elles sont en effet nombreuses, activistes et militantes – dans des structures anciennes ou nouvellement créées – ayant pris de plus en plus d’ampleur dans l’arène publique. Elles n’hésitent pas à se mobiliser face à des États en pleine reconstruction qui ne remplissent pas toujours leurs rôles de défenseurs et de protecteurs des citoyens. Ces femmes ne luttent pas seulement dans le but de réparer des injustices qui leur sont faites : leur approche est pour certaines également globale, et leurs missions au service de l’ensemble de la société. Là encore, preuve de leur détermination, elles n’entendent pas s’enfermer dans des catégories d’actions qu’incomberait un code sociétal basé sur la différentiation des genres. Elles comptent, bien au contraire participer à l’écriture d’une nouvelle histoire pour leur pays. Il serait bien entendu impossible de recenser en détail toutes ces femmes qui activent, que ce soit publiquement ou dans l’ombre, mais le rappel de quelques personnalités ou d’ONG illustre la variété des profils de ces dernières. En Libye, beaucoup, de ces organisations présidées par des femmes ont vu le jour suite à la chute de Mouammar Kadhafi. Aujourd’hui, le pays compte des associations de femmes qui militent pour leurs droits, mais aussi pour leur inclusion dans le processus politique et constitutionnel en cours. Citons par exemple la plateforme Libya’s Women’s Union, présidée par Samira Massodi, groupe représentant des ONG de femmes qui a, notamment, mené une campagne pour inclure un quota minimal de femmes dans le cadre des élections du comité constitutionnel. L’organisation The Voice of Libyan Women est, quant à elle, un exemple de création inhérente au processus révolutionnaire, puisque ayant vu le jour aux prémices de la révolte en 2011. Elle est aujourd’hui devenue une structure de grande envergure luttant pour une plus grande participation des femmes dans la vie politique et économique du pays.  En Egypte, de nombreuses figures féminines, qu’elles aient lutté depuis des décennies ou plus récemment, ont prouvé leur détermination à prendre part au(x) combat(s) actuel(s) dans le pays. Leurs profils sont variés : activistes et journalistes (à l’instar de Mona Eltahawy), bloggeuses (comme Nawara Negm), féministes depuis des décennies (incarnée notamment par Nawal al-Saadawi, fondatrice de l’organisation Arab Women’s Solidarity Association et co-fondatrice de l’Arab Association for Human Rights), mais aussi politiciennes, médecins, mères de famille, etc. Au pays du jasmin, des figures féminines ont contribué à l’histoire, en participant notamment à la lutte pour l’indépendance. Rappelons la création de l’Union des femmes musulmanes, transformée par la suite en Union des femmes tunisiennes. Aujourd’hui, des associations ayant vu le jour sous Ben Ali, à l’instar de l’AFTURD (Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement, 1989) ou de l’ATFD (Association tunisienne des femmes démocrates, 1989) militent pour le droit des femmes, aux côtés de nouvelles recrues. En effet, la révolution a vu naître d’autres figures féminines, à l’instar des bloggeuses Lina Ben Mhenni ou d’Amira Yahyaoui. Cette dernière a fondé l’ONG Al-Bawsara, une sorte d’observatoire de la vie politique, axé sur les questions de transparence et de gouvernance. L’organisation, présente à chaque assemblée constituante, tient des comptes rendus très pointus des avancées politiques et juridiques sur son site « marsad.tn ». Amira Yahyaoui a d’ailleurs été classée 98e sur la liste des 100 femmes les plus influentes du Monde arabe selon l’Arabian Business de 2012.   POUR LE DROIT DES FEMMES, MAIS PAS SEULEMENT La participation des femmes dans la prise de décision apparaît comme nécessaire, et ce, dans n’importe quelle société, lorsque celle-ci a pour objectif l’instauration d’une bonne gouvernance, pilier d’un État durable. Les femmes bénéficient d’expériences spécifiques qui peuvent être mises au service des processus de réconciliation et de reconstruction post-conflits dans l’intérêt général ; elles sont aussi, à une autre échelle, les premières à pouvoir renforcer et consolider leurs propres droits. A l’échelle étatique, les Tunisiennes, Libyennes et Egyptiennes s’illustrent par leur opiniâtreté à vouloir prendre part à toutes les étapes de reconstruction. Il ne s’agit pas seulement alors de garantir leurs propres libertés fondamentales, mais celles de tous, nécessaires à l’établissement d’un Etat juste et inclusif.  En Egypte, la Constitution adoptée en janvier dernier signait déjà une avancée pour le droit des femmes. Dernièrement, leur combat pour la parité et l’égalité sur la scène politique a porté ses fruits : Hala Sukrallah, élue le 21 février dernier à la tête du Parti du Dostour, est devenue la première femme à diriger un parti politique dans le pays. En Tunisie, les avancées sont plus timides à ce niveau, puisque seulement trois femmes ont intégré le nouveau gouvernement de Mehdi Jomaa – elles étaient trois également sous le précédent cabinet de Ali Laarayedh : Najla Harrouch Moalla (ministre du Commerce et de l’Artisanat), Amel Karboul (ministre du Tourisme) et Neila Chaabane Hammouda (secrétaire d’État chargée des Affaires de la femme et de la famille). A noter, cependant, que même s’il ne s’agit pas là de postes régaliens, le placement d’une femme à la tête du ministère du Commerce constitue en soi une avancée. Les femmes ont aussi généralement pour objectif d’encadrer la bonne exécution des accords et des projets. Pour cela, l’incitation aux votes des femmes apparaît primordiale, dans la mesure où chaque individu peut, grâce à l’outil électoral, prendre part à la (re)construction de l’édifice étatique et à la consolidation de la paix. La participation des femmes aux différentes élections a été conséquente au sein des trois pays. En Libye par exemple, 45% des votants étaient des femmes aux élections de 2012, un investissement d’autant plus impressionnant que le pays n’avait connu de réelles élections depuis 42 ans. Dernièrement en Egypte, nombreuses sont celles ayant participé au référendum constitutionnel. Des campagnes sont organisées afin d’inciter les femmes à voter, mais aussi pour garantir une représentation minimale dans les différentes instances décisionnaires et une inclusion maximale dans la vie politique.  A un autre niveau, celui de la protection et de la préservation de leurs droits, les femmes militent pour la promotion de l’égalité et de la parité dans toutes les structures existantes, que ce soit au sein de la scène politique ou encore dans les médias. Un de leurs objectifs a été ou est encore de faire en sorte que les constitutions prennent en considération leurs droits, et mettent fin à toute forme de discrimination. La constitutionnalisation de ces droits, qu’ils soient déjà acquis ou nouvellement inscrits, est vitale dans l’instauration d’un Etat de droit. Si en Tunisie et en Égypte, des droits fondamentaux sont désormais marqués dans la pierre, le défi de la Constitution est toujours d’actualité en Libye. Les femmes s’activent encore dans les ministères, mais aussi au niveau de la société civile pour permettre à leurs compatriotes d’accéder à des positions intermédiaires ou supérieures.   CULTURE MASCULINE ET PROCESSUS DE PAIX «SEXUÉS» Cependant, de telles avancées ne sauraient complètement masquer les différents obstacles qui se dressent encore aujourd’hui devant la gent féminine. A la suite de conflits armés – et pas uniquement dans le Monde arabe -, beaucoup de femmes ayant participé aux combats sont écartées du processus de paix, souvent « sexué », ou reprennent d’elles-mêmes leurs places dans la sphère privée. Dans des sociétés encore largement régies par des codes sociétaux basés sur un ordre patriarcal, l’image de la femme leader a du mal à s’imposer. Les rôles demeurent toujours bien souvent hiérarchisés, et en Libye, difficile par exemple d’accéder à une place de leadership. La présentatrice Zainab Ali Elzaiby constate que l’« un des obstacles aujourd’hui dans le pays est la culture masculine, l’idée que seuls les hommes peuvent participer et prendre en main la situation à ce niveau – étant donné le manque de sécurité (…) [même si] il n’y a pas si longtemps, les femmes pouvaient prendre les choses en main également ».1   En effet, au Congrès général national (CGN), les femmes ne représentent que 16,5% ; autre exemple, alors que 558 femmes étaient candidates lors des élections de 2012, une seule a été élue. Aujourd’hui, alors qu’elles représentent 50% de la population, six femmes libyennes seulement font partie du comité constitutionnel des 60. En Tunisie, comme mentionné précédemment, trois femmes seulement font partie du gouvernement. En outre âgées de 41, 53 et 54 ans, ces dernières ne représentent pas l’intégralité de la gent féminine, écartant de fait la jeunesse. En outre, le manque de ressources, de capacités et d’expériences entrave souvent l’aboutissement concret des projets et des actions mis en place par ces structures. Pour y pallier, l’UNESCO a mis en place un projet pilote destiné à former les femmes aux processus politique et démocratique en Tunisie et en Egypte. Cent femmes ont ainsi été « entraînées » dans chaque pays. Dans ce cadre, l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), en coopération avec l’UNESCO pour le Maghreb, a lancé en décembre dernier un cycle de formation portant sur l’implication des femmes à la vie publique, et visant au « renforcement de la participation des jeunes filles vulnérables aux mécanismes de consultation et de prise de décision ». Les associations de femmes sont à la fois victimes de ce manque de ressources, mais sont aussi les structures les plus à même de renforcer la présence des femmes sur la scène publique et de consolider leurs connaissances, notamment juridiques. Ainsi, l’inclusion des femmes ne doit pas être seulement illusoire, c’est-à-dire avec pour but officieux de faire croire à la conduite d’un processus paritaire et égalitaire. Selon Selma Fekih, épouse et représentante de l’ambassadeur tunisien en France Adel Fekih, intervenant dans le cadre d’une conférence à l’INALCO à Paris, cela a déjà été le cas sous Ben Ali, la femme étant alors instrumentalisée afin de valoriser l’image de la Tunisie en Occident.2   Or, sans une reformulation et une reconsidération de la place des femmes dans les nouvelles instances décisionnaires et au sein de la société en elle-même, on ne peut parler de réel processus de reconstruction et de stabilisation. Leur absence dans les structures diplomatiques et décisionnelles a souvent impacté les actions de prévention des conflits. Il importe alors de ne pas sous-estimer leur impact positif à l’heure de la paix et de la refonte de nouveaux systèmes institutionnels.  

La promessede voir chaque nouvelle génération  connaître  une  vie meilleure  que  la  précédente  constitue  l’un  des principes  fondamentaux de  nos  sociétés  modernes. De manière générale, la plupart des économies  développées  honorent cet objectif, le niveau de vie s’étant amélioré au fi l des dernières générations, malgré les reculs liés aux guerres et aux crises fi nancières.Au sein même des pays en voie de développement, la grande majorité des populations a commencé à faire l’expérience d’une amélioration du niveau de vie, suscitant un certain nombre d’attentes autour de  la  croissance  attachée  à  cette  évolution.  Pour autant, et notamment dans les économies développées,  les  générations  futures  verront-elles  ces  attentes se concrétiser ? Bien que la réponse à cette question soit probablement affi rmative, les risques pesant sur cet espoir apparaissent plus signifi catifs u’ils  ne  l’étaient  il  y  a  quelques  dizaines  d’années.Jusqu’à présent, toutes les prédictions annonçant dans  l’époque  moderne  un  assombrissement  du destin  de  l’humanité,  de  Thomas  Malthus  à  Karl Marx, se sont révélés, formidablement erronées. Le progrès technologique nous a, en eff et, permis de surmonter  les  obstacles  à  la  croissance  économique. Les rééquilibrages politiques ponctuels, parfois paisibles, parfois plus diffi ciles, ont permis à l’immense  majorité  des  populations  de  tirer  le meilleur de ces évolutions, bien que certains peuples  aient  été  beaucoup  plus  favorisés  que d’autres.Ainsi, les craintes de Malthus autour d’une famine de masse ont échoué à prendre corps au sein de quelque économie capitaliste pacifi que que ce soit. Et malgré l’inquiétant déclin de la proportion du travail dans le revenu ces dernières décennies, le tableau à long terme contredit toujours la prédiction marxienne selon laquelle le capitalisme serait voué tôt ou tard à faire la misère des travailleurs. Le niveau de vie ne cesse, en eff et, de s’améliorer à travers le monde.Les performances de croissance passées ne garantissent cependant nullement le maintien d’une trajectoire  peu  ou  prou  similaire  au  cours  de  notre siècle. Sans même évoquer les éventuelles perturbations géopolitiques, un certain nombre de défi s considérables demeurent à surmonter, liés pour la plupart aux sous-performances et aux dysfonctionnements du pouvoir politique.Le  premier  pan  de  ces  diffi cultés  se  compose  de problématiques à retardement impliquant des effets externes, en premier lieu desquelles la dégradation  de  l’environnement.  Lorsque  les  droits  de propriété sont mal défi nis, comme dans le cas de l’air atmosphérique et de l’eau, il appartient à l’État d’intervenir pour élaborer une réglementation appropriée. Je n’envie nullement ces générations futures qui auront à faire face aux possibles ramifi cations du réchauff ement climatique et de l’épuisement des ressources en eau potable.Le deuxième ensemble de problématiques la nécessité de maintenir un système économique qui soit perçu  comme  fondamentalement  juste,  ce  qui constitue la clé de sa stabilité politique. Cette perception  ne  doit  plus  être  considérée  comme  une évidence,  l’interaction  entre  technologie  et  mondialisation ayant exacerbé les inégalités de revenus et de richesse entre les diff érents pays, bien que les fossés les séparant se soient rétrécis.Jusqu’à présent, nos sociétés se sont révélées maîtres dans leur adaptation aux technologies de rupture ; le rythme des évolutions au cours des dernières décennies a néanmoins entraîné de profondes oppositions, illustrées par d’incroyables disparités de revenus entre les pays, le record d’écart entre les plus riches et les autres étant quasiment atteint. Or, les inégalités peuvent corrompre et paralyser le système  politique  d’un  État  –  de  même  que  sa croissance économique.Une  troisième  diffi culté  réside  dans  le  vieillissement des populations, une réalité vouée à soulever d’importants défi s à l’endroit même des systèmes politiques  les  mieux  conçus.  Où  trouver  les  ressources à allouer aux soins des plus âgés, notamment au sein d’économies à croissance lente dans lesquelles les régimes publics de retraite existants et autres régimes de santé des personnes âgées sont manifestement intenables ? D’autant plus que l’explosion des dettes publiques contribue à exacerber cette problématique, les générations futures étant en eff et sollicitées à la fois pour le remboursement de notre dette et pour le paiement de nos retraites.La dernière problématique réside dans un large ensemble de questions exigeant la réglementation de technologies à évolution rapide de la part de gouvernements ne jouissant pas nécessairement de la compétence ou des ressources pour le faire effi cacement. Nous avons d’ores et déjà pu constater où pouvait  nous  mener  la  faible  réglementation  de marchés fi nanciers rapidement changeants. Or, ce parallèle  s’applique  à  de  nombreux  autres  marchés.À cet égard, on peut évoquer l’exemple édifi ant de l’approvisionnement  alimentaire  –  un  domaine dans  lequel  la  technologie  n’a  cessé  de  produire des  aliments  toujours  plus  transformés  et  génétiquement redéfi nis, que les scientifi ques commencent à peine à évaluer. À ce jour, l’une des certitudes réside dans ce constat selon lequel l’obésité des enfants  est  devenue  une  véritable  épidémie  dans de nombreux pays, les taux de diabètes de type 2 et autres  maladies  coronariennes  grimpant  de  manière  alarmante,  porteurs  d’un  impact  négatif considérable sur l’espérance de vie des générations futures.  Nombre  d’importants  chercheurs  dans  le domaine de la santé, parmi lesquels Kelly Brownell, David Ludwig et Walter Willett, ont travaillé sur ces  questions.  Jusqu’à  présent,  l’intervention  des gouvernements,  principalement  sous  la  forme  de campagnes accrues, s’est révélée largement ineffi -cace.  L’addiction  autodestructrice  aux  aliments transformés, que les économistes décriraient sans doute comme une « internalité, » est de nature à altérer la qualité de vie des individus concernés et peut  en  fi n  de  compte  entrainer  des  externalités pour la société, telles qu’une hausse des coûts de la santé.  Ici  encore,  malgré  le  cri  d’alerte  de  chercheurs de plus en plus nombreux à faire part de leur préoccupation, les marchés politiques ne semblent pas décidés à s’attaquer à la question.Il existe, du moins sur le court à moyen terme, une solution  à  tous  ces  problèmes.  La  mise  en  place d’une  taxe  carbone  à  l’échelle  internationale  permettrait d’atténuer les risques climatiques tout en soulageant le fardeau de la dette des États. La résolution des inégalités exigerait une meilleure redistribution au travers des systèmes de fi scalité nationaux,  ainsi  que  l’optimisation  de  l’éducation  des adultes, potentiellement fervents adeptes des nouvelles technologies. Les eff ets négatifs du déclin de la croissance de la population pourraient quant à eux être atténués par l’assouplissement des restrictions relatives aux migrations internationales, ainsi qu’en encourageant davantz de femmes et de retraités à rejoindre ou demeurer parmi les actifs. La question de savoir combien de temps il faudra aux États pour agir reste cependant largement ouverte.Les économies de marché se sont montrées spectaculairement  effi caces  dans  la  garantie  d’une consommation croissante en biens du secteur privé, au moins sur le long terme. S’agissant des biens du secteur public – tels qu’éducation, environnement, santé, et égalité des chances – le palmarès s’avère loin d’être aussi impressionnant, les obstacles politiques aux avancées en la matière semblant par ailleurs s’être renforcés à mesure de la maturation des économies capitalistes.Les  futures  générations  successives  continuerontelles  de  jouir  d’une  meilleure  qualité  de  vie  que celle  de  la  génération  précédente  ?  Au  sein  des pays en voie de développement n’ayant pas encore atteint  la  frontière  technologique,  la  réponse  est très certainement affi rmative. Au sein des économies avancées, bien que la réponse le soit également  toujours,  les  défi s  se  font  de  plus  en  plus considérables.* Kenneth Rogoff , professeur d’économie à l’Université  Harvard  et  lauréat  du  Prix  2011  de  la Deutsche Bank en économie fi nancière, a été l’économiste en chef du Fonds monétaire international de 2001 à 2003. Son plus récent ouvrage, co-écrit avec Carmen Reinhart M. est : Huit siècles de folie fi nancière.

Le grand roman de Balzac, Illusions perdues s’achève diff érence entre «l’histoire offi cielle», qui est un «tissu«l’histoire secrète», c’est-à-dire la vraie histoire. Danspossible de cacher les vérités scandaleuses de l’histoirvoire pour toujours. Plus maintenant.Ceci n’est nullepart aussi apparent que dans les récits de la crise fi nancière mondiale. L’histoire offi cielle dépeint la Réserve fédérale américaine,  la  Banque  centrale  européenne  et  les autres grandes banques centrales comme adoptant une action coordonnée pour sauver le système fi nancier mondial de la catastrophe. Cependant, les transcriptions publiées récemment des réunions de 2008 du Federal Open Market Committee, le principal organe de décision de la  Fed,  révèlent  que,  dans  les  faits,  la  Fed  a émergé de la crise en tant que la banque centrale du monde, tout en continuant à servir en premier  lieu  les  intérêts  américains.  Les  réunions les plus importantes se sont déroulées le 16  septembre  et  le  28  octobre  de  l’année dernière  –  à  la  suite  de  l’eff ondrement  de  la banque  d’investissement  américaine  Lehman Brothers – et portaient sur la création d’accords bilatéraux d’échange de devises visant à assurer une  liquidité  adéquate.  La  Fed  y  avait  décidé d’accorder des crédits en dollars à des banques étrangères en échange de devises, que la banque étrangère acceptait de racheter après une période spécifi ée au même taux de change, plus les intérêts. Cela fournissait aux banques centrales – en particulier celles de l’Europe, qui faisaient  face  à  une  pénurie  de  dollars  après  la fuite des investisseurs américains – les dollars dont elles avaient besoin pour prêter aux institutions fi nancières domestiques en diffi culté.En eff et, la BCE a été parmi les premières banques à conclure un accord avec la Fed, suivie par d’autres grandes banques centrales de pays avancés, comme la Banque nationale suisse, la Banque du Japon et la Banque du Canada. Lors de  la  réunion  d’octobre,  quatre  économies émergentes importantes « sur le plan diplomatique et économique » – Mexique, Brésil, Singapour et Corée du Sud – ont rejoint le mouvement,  la  Fed  décidant  d’établir  des  lignes  de swap à hauteur de 30 milliards de dollars avec les banques centrales de ces pays. Bien que la Fed ait agi comme une sorte de banque centrale mondiale, ses décisions ont été dictées, d’abord et avant tout, par les intérêts américains. Pour commencer, la Fed a rejeté les demandes de certains pays – dont les noms sont eff acés dans les transcriptions  publiées  –  de  rejoindre  le  programme d’échange de devises.Plus  important  encore,  des  limites  furent  placées sur les swaps. L’essence de la fonction de prêteur en dernier ressort d’une banque centrale a toujours été la fourniture de fonds illimités. Parce qu’il n’y a pas de limite sur la quantité de dollars que la Fed peut créer, aucun participant au marché ne peut prendre de position spéculative  contre  elle.  En  revanche,  le  Fonds  monétaire  international  dépend  de  ressources zmitées fournies par les pays membres.Le  rôle  international  grandissant  que  la  Fed joue depuis 2008 refl ète un changement fondamental  dans  la  gouvernance  monétaire  mondiale.  Le  FMI  a  été  créé  à  une  époque  où  les pays étaient régulièrement victimes des hypothèses désinvoltes des banquiers de New York, tels que l’évaluation de JP Morgan dans les années 1920 selon laquelle les Allemands étaient « fondamentalement un peuple de second ordre ». Le  FMI  formait  une  caractéristique  essentielle de  l’ordre  international  de  l’après-Seconde Guerre mondiale, destinée à servir de mécanisme d’assurance universelle – qui ne pourrait pas être utilisé pour promouvoir les intérêts diplomatiques du moment.Aujourd’hui, comme le montrent clairement les documents de la Fed, le FMI est devenu marginalisé – notamment en raison de son processus politique ineffi cace. En eff et, dès le début de la crise, le FMI, supposant que la demande pour ses  ressources  resterait  faible  en  permanence, avait déjà commencé à réduire ses capacités. En 2010, le FMI a mis en scène sa résurrection, se présentant comme central dans la résolution de la crise de l’euro – à commencer par son rôle dans le fi nancement du plan de sauvetage grec. Pourtant, ici aussi, une histoire secrète a été révélée – qui met en évidence à quel point la gouvernance monétaire mondiale est devenue asymétrique. Le fait est que seuls les États-Unis et les pays massivement surreprésentés de l’Union européenne  ont  soutenu  le  plan  de  sauvetage grec.  En  eff et,  toutes  les  grandes  économies émergentes s’y sont fermement opposées, le représentant  du  Brésil  déclarant  qu’il  s’agissait d’un « plan de sauvetage des détenteurs de la dette privée de la Grèce, principalement les institutions  fi nancières  européennes  ».  Même  le représentant de la Suisse a condamné la mesure. Lorsque les craintes d’un eff ondrement soudain de la zone euro ont donné lieu à un débat prolongé sur la façon dont les coûts seront supportés par des restructurations e des annulations de dette, la position du FMI deviendra de plus en plus compliquée. Bien que le FMI soit censé avoir priorité sur les autres créanciers, il y aura des demandes pour annuler une partie des prêts qu’il a émis. Les pays émergents plus pauvres s’opposeraient  à  une  telle  démarche,  arguant que  leurs  citoyens  ne  devraient  pas  avoir  à payer la facture de la prodigalité budgétaire de pays beaucoup plus riches.Même ceux qui ont toujours défendu l’implication  du  FMI  se  tournent  à  présent  contre  le Fonds.  Les  fonctionnaires  de  l’UE  sont  outrés

Ceux quicontinuent à utiliser cette version du  système  d’information  ou  de  la  suite  bureautique doivent savoir qu’ils ne pourront plus bénéfi cier de la moindre mise à jour, risquant de rendre leurs ordinateurs vulnérables à toute menace de sécurité.A  l’occasion,  Microsoft  Algérie  a  publié  un communiqué dans lequel elle annonce la fi n de Windows XP et Offi ce 2003, et donc des mises à jour associées, à partir du 8 avril 2014. A partir de cette date, il n’y aura plus de nouvelles mises à jour de sécurité, de correctifs hors sécurité,  d’options  de  support  assisté  gratuit  ou payant, ou de mises à jour du contenu technique en ligne. Utiliser Windows XP et Offi ce 2003 après la fi n de support pourrait exposer l’utilisateur à des risques de sécurité et de non conformité ainsi qu’à  l’absence  de  support  de  la  part  des  éditeurs  de  logiciels  et  des  fabricants  d’ordinateurs,  écrit  Microsoft  Algérie.  Pour  Mourad Naït Abdesselam, directeur général de Microsoft Algérie, « disposer d’ système d’exploitation et d’outils modernes et robustes représente aujourd’hui un impératif pour tout individu ou société afi n de garantir une meilleure expérience  utilisateur  et  la  sécurité  des  données  ».  « Avec la fi n de support de Windows XP et Offi ce 2003 qui arrive, les utilisateurs utilisant encore ces produits se trouvent exposés à des risques multiples en matière de sécurité, conformité ou de support de la part des éditeurs de logiciels indépendants ou des fabricants d’ordinateurs », poursuit-il. Pour préparer les utilisateurs à la fi n  du  support  technique  associé  à  Windows XP, l’utilisateur verra s’affi cher sur sa machine un pop-up d’avertissement. Cette fenêtre popup Windows XP a commencé à être diff usée ce mois-ci. Elle concerne les utilisateurs des éditions Familial et Professionnel de Windows XP et  dont  le  module  de  mise  à  jour  Windows Update est activé. A la date de février 2014, ils sont  encore  36%  des  utilisateurs  algériens  à faire tourner Windows XP dans leurs machines, selon  StatCounter,  qui  établit  ses  estimations suivant  le  parc  d’ordinateurs  sondés  pour  se connecter à internet. La palme revient à Windows 7 qui équipe 55,66% des ordinateurs des utilisateurs, alors que Windows 8 ne représente que 4,32% des machines estimées.

Algériens et Allemands se sont retrouvés hier à la résidence El Mithaq afi n de parler « aff aire » et coopération économicocommerciale dans le cadre bilatéral que leur off rait la 4esession de la Commission économique mixte algéro-allemande.En visite en Algérie,le secrétaire d’Etat au ministère fédéral allemand des Aff aires économiques, Stefan Kapferer, a charrié dans son déplacement  une  quarantaine  d’entreprises allemandes de divers secteurs d’activité,  mais  il  était  particulièrement  porteur  d’un  message  qu’il  a adressé  à  son  hôte,  Amara  Benyounès, ministre du Développement industriel  et  de  la  Promotion  de  l’investissement, selon lequel « l’Algérie est un pays stable et les entreprises allemandes ont besoin que cette stabilité se poursuive pour investir dans l’économie algérienne ». Une économie nationale qui ne cache pas son besoin de recourir à l’expertise  allemande,  qui  n’est  plus  à  démontrer, à plus forte raison dans le secteur des énergies renouvelables et de  l’effi cacit  énergétique,  au  moment où l’Algérie dispose d’un matelas  fi nancier  important  tiré,  pour l’essentiel, de ses revenus dans l’exportation  des  hydrocarbures  qu’elle pourrait injecter dans « sa transition énergétique ». Sur ce point, l’exemple le plus emblématique  cité  par  M.  Kapferer  est  le projet Desertec pour lequel il a prédit « la réussite » à condition de répondre  à  une  problématique  de  taille  : que faire de l’énergie qui en sera produite  ?,  non  sans  suggérer  un  axe«  Algérie-Italie  »  pour  vendre  cette« ressource » à l’Europe. Un autre volet  discuté  par  les  deux  ministres, c’est l’investissement dans le domaine ferroviaire, ou du moins son renforcement, en levant les contraintes d’ordre bureaucratique à propos desquelles  les  entreprises  allemandes installées de longue date en Algérie, à  leur  tête  Siemens,  se  plaignent  le plus. Mais la participation des entreprises  allemandes  dans  les  secteurs éligibles à l’investissement est conditionnée par l’issue que connaîtra une autre rencontre, aujourd’hui à l’hôtelEl  Aurassi,  qui  devra  mettre  en contact entreprises algériennes et allemandes dans des discussions « business-to-business ». Patronats  allemand  et  algérien,  représenté par le Forum des chefs d’entreprise  (FCE),  devront  nouer  des contacts d’aff aires dans les domaines des  infrastructures,  de  l’eau,  de  la construction…  d’autant  plus  que l’Algérie,  par  la  voix  d’Amara Benyounès,  a  besoin  de  l’accompagnement  allemand  pour  relancer  le dispositif  industriel  du  pays  dont  il s’est vu confi er les destinées. La Commission mixte algéro-allemande a été installée à l’issue de la rencontre du chef de l’Etat, Abdelaziz Boutefl ika, avec Angela Merkel, lors de sa visite en Allemagne en 2010. La première réunion de ce comité bilatéral avait eu lieu en mai 2011.

Bloqué à Tunis pour avoir refusé de prolonger son contrat avec le club de la capitale tunisienne, l’ancien international espoir, Youcef Belaïli, aurait sollicité le patron de la FAF pour le tirer d’aff aire.En effet,le joueur de l’ES Tunis, Youcef Belaïli, aurait demandé  l’aide  du  président  de  la  FAF,  Mohamed Raouraoua, pour tenter de trouver une solution à son blocage dans le club tunisien, l’Espérance de Tunis. Le joueur avance qu’il est en fi n de contrat avec ce club, pour avoir signé pour deux saisons seulement. Toutefois,  les  dirigeants  du  club  ont  révélé,  eux,  que  le contrat a été renouvelé de fait, même s’il n’avait pas donné son accord. Le joueur est dans la tourmente, lui qui ne s’attendait pas du tout à vivre ce genre de mésaventure. Il pensait pouvoir quitter cette équipe sans aucun  problème,  après  avoir  rempli  son  contrat,  sachant qu’il était l’un des meilleurs joueurs de la formation de Bab Essouika. Belaïli pensait que les dirigeants n’allaient pas le bloquer après avoir émis le vœu de jouer  à  un  palier  supérieur  et  aller  tenter  sa  chance dans un club européen, sachant qu’il est suivi par des clubs  français  et  espagnols  qui  souhaitent  s’attacher ses services. Face à cet état de fait, l’ancien joueur du MCO et de l’EN des moins de 20 ans souhaite l’intervention du patron de la FAF pou pouvoir récupérer son passeport et pouvoir donc sortir de ce pays, étant donné que rien ne le lie à ce club, lui qui est écarté depuis un bon bout de temps et ne participe pas aux rencontres, que ce soit les matches amicaux ou les matches de Ligue des champions d’Afrique, après avoir refusé de prolonger son contrat. Belaïli souhaite retrouver sa liberté pour pouvoir discuter avec son manager et choisir l’off re qui lui conviendrait le plus et pouvoir donc se concentrer sur sa carrière. Le joueur algérien attend une saisine de la FAF pour pouvoir redevenir libre et donc choisir sa future destination.