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jeudi, 11 janvier 2018 06:00

Suspension d’importation de produits aromatiques : Les producteurs se disent capables de satisfaire la demande

Écrit par Rafik Aiouaz
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Leader national de la filière des arômes, émulsions et aromes en poudre, Arômes d’Algérie a organisé hier une journée portes ouvertes, au niveau de son siège social situé dans la zone industrielle de Oued Smar, à l’est d’Alger.

L’événement intervient en début d’une année 2018 qui sera marquée par la suppression à l’importation de nombreux produits. Une situation qui ne devrait pas priver les entreprises d’une matière première comme les arômes, puisque le marché national est capable de satisfaire la demande en la matière, selon Abdelwahab Ziani, directeur général d’Arômes d’Algérie et président de la Fédération agroalimentaire. « Nous pouvons satisfaire le marché national et cette décision a permis aux acteurs de la filière de se rapprocher les uns des autres afin de travailler ensemble », s’est même réjoui hier M. Ziani, d’autant plus qu’avant la décision prise par le gouvernement de suspendre l’importation des arômes « des opérateurs importaient cette matière en bénéficiant de défiscalisation, alors que l’import de matière première à destination de cette filière est taxé à hauteur de 30% », indique-t-il.
« Nous ne demandions pas l’interdiction d’importer, mais nous avons au moins le mérite d’être mis sur un pied d’égalité que les importateurs », rappelle ce responsable pour qui la suspension d’importation d’arômes pourra ouvrir de nouvelles perspectives de marchés à la douzaine d’opérateurs nationaux exerçant dans cette filière. A la question de savoir si les entreprises nationales pourront satisfaire la demande locale dans les normes requises de qualité et de spécificité, le DG d’Arômes d’Algérie rassure. « On peut couvrir le marché national et on peut tout faire comme arômes », réplique-t-il tout en assurant que la production agricole, source d’intrants pour son activité, répond aux exigences de disponibilité pour assurer une production pérenne. « Arômes d’Algérie produit de 30 à 50 tonnes d’arômes par jour et nous ambitionnons de tripler notre production», indique Abdelwahab Ziani qui précise que ses produits peuvent être destinés à des produits pharmaceutiques et à différents produits agroalimentaires tels que les bonbons et gâteaux industriels.
La décision des pouvoirs publics ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les producteurs locaux, cependant, la manière dont a été prise la décision fait débat auprès des acteurs du secteur agroalimentaire. « Il y a des produits spécifiques que nous sommes obligés d’importer tels que les intrants issus de la banane et du kiwi par exemple. Il faudrait que les pouvoirs publics associent les acteurs de la filière à la prise de décision », plaide le président de la Fédération agroalimentaire pour éviter à l’industrie agroalimentaire de voir sa production perturbée par des pénuries suite à la suspension soudaine des intrants importés. « Il faut du temps pour que les opérateurs de l’agroalimentaire puissent se tourner vers les producteurs nationaux d’arômes », explique Ali Hamani, l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) qui regrette par ailleurs que la suspension administrative ait été prise sans assez de concertation avec les différents acteurs économiques. « Nous n’avons pas de cartographie de l’économie nationale, sur quelle base donc a été élaborée cette liste de produits interdits à l’importation ? », s’interroge M. Hamani qui indique que les producteurs de boissons sont en phase d’adaptation en se tournant notamment vers les producteurs locaux d’arômes, qui eux-mêmes, doivent élaborer leurs produits sur la base d’un cahier des charges. « Cela prend du temps, d’où la nécessité d’annoncer les décisions administratives bien en amont de leur application. Le ministère du Commerce a toujours agi ainsi, ce qui aurait dû être fait aussi pour la liste de produits interdits à l’importation », estime le président de l’APAB. 

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